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Le groupe Belge ZiTa SWOON est un concentré d'énergies coloré de mélanges de styles et de chaleur humaine.
En Live, ZiTa SWOON séduit, captive, emporte le public vers des mondes où la vie bat son plein. Rencontre avec Stef Kamil Carlens, fondateur du groupe, avant l'invitation au voyage du 18 octobre 2008 à l'Aéronef.
Faire de la musique, écrire et composer, un rêve d'enfant ?
Qu'est-ce qui a déclenché ce désir d'être musicien, de monter un groupe ?
Que représente la musique pour toi ?
ZiTa SWOON, d'où vient ce nom, que veut-il dire ?
ZiTa SWOON, ce sont aussi deux choristes / chanteuses d'exception. Comment les as-tu rencontrées ?
Avais tu déjà une idée sur la couleur musicale de ZiTa SWOON avant sa création ?
Non, pas du tout, enfin, un tout petit peu en fait, après la première version du groupe à cinq musiciens…À cette époque, j’en avais un peu marre, j’avais envie d’autre chose, en fait, le désir de faire un album solo. Beaucoup de personnes me suggéraient cette idée et j’y réfléchissais.
Alors, j’ai essayé en solo puis reformé un groupe avec d’autres musiciens mais c’était tout de suite un peu trop rock, un peu trop funk…
Aussi je suis retourné avec le batteur avec lequel je joue depuis très longtemps car il a un son très particulier qui me correspond (Je ne me sentais pas à l’aise avec un autre batteur) et on a fait l’album "A Song About A Girls" qui se situe entre l’album solo et la coopération avec des musiciens.
D’ailleurs cet album est assez particulier puisqu’il est très doux tout du long, très apaisé. Je n’y ai pas retrouvé les ambiances qui émanent de ZiTa SWOON en Live.
Après toutes ces années j’ai compris que je n’avais pas envie de rechercher ce qu’on fait en live lors d’un enregistrement studio. C’est une autre atmosphère, dans une autre chambre, un autre lieu, sans le public qui donne de l’énergie. C’est différent.
On a fait neuf disques qui ne se ressemblent pas, c’est presque des différents groupes chaque fois même si c’est avec les mêmes musiciens. Je pense que ce sera toujours comme ça avec Zita Swoon.

ZiTa SWOON live, ZiTa SWOON studio, deux mondes différents, le Live plus propice au lâcher prise, à l'improvisation ?
Oui, je pense que c’est comme ça et que cela doit être comme cela.
Oui, il y a un peu d’improvisation mais c’est surtout l'énergie qui diffère. Sur scène, j’ai envie d’exploser, de donner beaucoup d’énergie, d’en recevoir également beaucoup de la part du public, c’est un échange.
En studio, je n’ai pas besoin de cela, j’ai envie d’être davantage dans le détail, affiner les arrangements…
ZiTa SWOON Live, dans un festival où le public ne s'est pas nécessairement déplacé pour vous voir et lors d'une tournée du groupe. Ressens tu des différences entre les deux styles de scènes ?
Le problème avec les festivals c’est la limite dans le temps, tu ne peux jouer qu’un heure en moyenne et pas plus, c’est assez court. Lorsque nous sommes en tournée et sans autre groupe, nous jouons deux heures, voire 2h30. Et j’aime bien que la musique évolue dans le temps, lentement, on débute par des chansons où le public est amené dans différentes atmosphères, d’innombrables lieux émotionnels et à la fin c’est souvent un lâcher d’énergies ! Ce sont là mes concerts préférés, c’est vraiment Zita Swoon parce qu’on peut montrer tous nos visages.
Lors d’un festival, il faut faire une sorte de "Best Of", il faut aller vite, compacter le set en une heure. Mais c’est gai aussi, c’est différent. Les festivals c’est souvent l’été, en plein air, c’est une autre ambiance, alors que les tournées ont lieu davantage en automne et hiver, lorsqu’il commence à faire froid et plus sombre…
En fait tous les concerts sont différents.
Le concept "A Band in a Box", le groupe en cercle au milieu du public, comme une famille au centre d'une plus grande famille ?
Au centre et dans le même espace, le public tout autour, le groupe est au plus proche des gens, c'est assez intime...Un ensemble qui forme une "famille humaine" ?
Au départ des chansons en Anglais puis peu à peu davantage de textes en Français. Ça te permet de voyager, d’exporter Zita Swoon plus facilement à l’étranger ?
La langue française fait partie de ma vie puisque ma femme parle français. Je parle donc français tous les jours depuis longtemps et cela m’a donné envie d'écrire dans cette langue. L’anglais, je ne sais pas pourquoi, c’est un peu la langue traditionnelle de la musique rock, tous mes héros chantaient dans cette langue donc j’avais aussi envie de chanter anglais.
J’aime bien l’Anglais, c’est une langue rythmique…
J’ai aussi écrit quelques textes en flamand mais je ne peux voyager avec, personne ne comprend cette langue, juste en Flandres et en Hollande…
Écrire en Français est pour moi un voyage. J'ai l’impression que les gens aiment bien entendre quelqu’un utiliser des expressions qui peuvent être parfois un peu étranges parce que je traduis littéralement mes pensées en Français…Je pense que ça fait vivre une langue.
Et en Anglais c’est la même chose.
J’attend le jour où un chanteur français va écrire, chanter quelquechose en Flamand. Lorsque Jacques Brel chantait en flamand c’était très beau…
Zita Swoon crée de la musique sur mesure et toi, Stef, tu crées tes propres vêtements. C’est une autre passion ?
Si je n’étais pas musicien, je travaillerais sans doute dans la confection, j’en suis sûr, même si ce monde ne m’attire pas trop, très dur et rempli de gens pas très intéressants…
Oui, j’adore les vêtements mais je trouve que ce qui est vendu pour les hommes dans les magasins est trop limité. Et je ne me ressens pas dans des vêtements achetés. Dès mon plus jeune âge, je ne me sentais pas à l’aise avec les habits qu’on me donnait et j’ai commencé très jeune à en créer moi même, d’abord à l’aiguille, puis la machine…
Maintenant je travaille avec une couturière.
Et dans le groupe, les filles commencent elles aussi à confectionner leurs propres vêtements, on travaille avec la même couturière. Je suis toujours en recherche de beaux tissus et dès que j’ai un peu de temps, j’y vais à fond !
Et pour conclure...
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