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Masala
est un terme indien qui se définit par un savant mélange d'épices. Ce
terme sied à ravir pour ce trio nordiste qui propose à l'oreille un
savoureux brassage de styles électriques aux ambiances éclectiques
habilement maîtrisés. Après de nombreuses prestations live et divers
changements de line-up, Masala nous livre fin 2006 un album riche de
saveurs exquises, "The Drifter". Dépaysez vous l'oreille en visitant
leur page MySpace, vous ne le regretterez pas !
Tout
d'abord, comment s'est déroulée la première rencontre ?
Mathys : La première véritable
première rencontre c'était quand Franck était batteur dans l'orchestre de
mes parents, j'avais 12 ans !
Franck : Puis
après on s'est retrouvé lorsque je cherchais un nouveau batteur pour
Masala. Je suis allé voir mon prof de batterie et il m'a vivement conseillé Mathys.
C'est parti de là et un an après environ, Fred est arrivé.
Fred : Je travaille dans un
magasin de musique et Mathys venait assez régulièremet acheter des
accessoires pour sa batterie, des baguettes, des peaux...Un jour il m'a
demandé de faire un essai pour Masala, j'ai
cogité un peu, on a fait un essai et voilà. Je voulais voir au-delà de
l'aspect musical que je connaissais déjà, les ayant vu pas mal de fois
en concert. Ce qui m'intéressait c'était le côté humain que je ne
connaissais pas forcément. Mathys, je le connaissais un peu, Franck
juste de nom. Lors de la première répétition, je me suis senti tout de
suite à l'aise et voilà !
Masala
au Biplan // Fred, Mathys et Franck (Photo :
© Anne Ouicher / www.adocpro.com)
Qu'est ce qui vous a donné l'envie de
faire de la musique, à créer un groupe ?
Franck : C'est comme dans tout art
en fait, c'est le reflet de notre personnalité qu'on veut faire
connaître, cela aurait pu être la peinture, la chasse (rires)...et
c'était la musique en fait.
Fred
: Ça se réfère à des passions, il y a eu des vecteurs, des moteurs, des
facteurs humains, très jeune des rencontres humaines, des musiciens,
des groupes, des personnalités qui m'ont marqué, cela m'a donné l'envie.
Mathys
: Moi
également, c'est principalement les groupes que j'écoutais qui m'ont
donné l'envie d'avancer dans cette voie et surtout la rencontre avec
Franck, batteur à l'origine qui s'est mis à la basse. Il y a eu un
langage qui s'est créé entre nous, cela m'a ouvert les yeux et je me suis
dit qu'il fallait que je continue dans cette voie et surtout, qu'il
était important de faire ce qu'on a réellement envie de faire.
Fred
: À
la base, mes influences musicales
sont différentes de Masala, des musiques plus énergiques, plus rentre
dedans, plutôt la scène Hard Core en fait . La musique de Masala
c'est quelquechose que je ne jouais pas forcément, que j'aimais et que
je travaillais dans mon coin mais
jamais en groupe. Ça m'a titillé de ce côté là et à vrai dire j' y ai
carrément pris mon pied et plus encore aujourd'hui. J'ai appris
beaucoup dans un registre totalement différent de mes influences de
base,
c'est vraiment enrichissant.
La
musique, ça représente quoi pour vous ?
Et
si la musique n'existait pas ?
Le
choix de la couleur musicale de Masala était elle définie au départ ou
peaufinée à mesure de jouer ensemble ?
Franck : La couleur musicale a
évolué avec les personnalités de chacun. Le son a évolué grâce à
l'arrivée de fortes personnalités dans la formation et le groupe arrive à une
certaine maturité, les morceaux prennent vraiment toute
leur ampleur.
Fred
: On écoute tous les trois pas forcément les
mêmes choses et on arrive à unir nos influences, nos goûts. Chacun a
son coup de patte, sa sonorité, ses envies et comme Masala est
relativement super ouvert, on parle beaucoup avant de jouer, on essaye
des choses, on enregistre et on écoute chacun dans notre coin, on prend
du recul etc. Les influences de chacun sont loin d'être bannies, on
essaye de trouver chaussure au pied de tout le monde. Ce mélange des
trois personnalités créent une homogénéité dans l'absolu, ce qui
amène Masala au point où il en est actuellement.
Franck
: Masala,
c'est un terme indien qui signifie
mélange mais c'est surtout une idée guidée par l'émotion. On a des
influences différentes mais on vient tous d'un noyau plus ou moins dur.
Mathys
: On
a tous des influences rock à la base,
ça englobe beaucoup de choses.
Masala ?
Le logo Masala ?
Franck : Il représente toutes les
lettres du groupe réunies. L'ancienne typo reprenait une virgule
chinoise étirée, grossie, triturée et le logo reprend un peu ça. Il y a
un côté tranchant dans ce logo dû au premier nom donné au groupe, Penchak Silat,
art martial indonésien hyper violent similaire à un combat
de rue qui a été interdit. J'ai pensé à ce nom au départ car les
premiers morceaux étaient assez courts, pas plus de trois minutes en
général...
Et
la pochette du CD ?
Fred : C'est un de nos potes sur
la photo. En fait, l'album de Masala n'est conçu qu'avec des potes,
aussi bien pour les photos, l'infographie...On voulait quelqu'un avec
plus ou moins une "gueule" pour la couverture et en fait , le résultat final c'est qu'on le voit pas !
Franck : Oui
mais le fait de ne pas voir son visage peut signifier que cette personne
peut être n'importe qui. | | | |
| | La
plupart des titres sont chantés en
Anglais à part "Phonétique Mentale" et une partie de "Planet Earth" en
Français, la langue anglaise est-elle plus appropriée à votre musique ? Franck
: L'Anglais,
c'est ma culture, j'ai été bercé par la phonétique anglosaxonne. Fred : On a tenté des choses en
Français, des morceaux qu'on a fini par jeter car même si les
textes étaient bons, la mayonnaise ne prenait pas. L'anglais permet
peut-être d'aller plus loin... Franck : On peut aussi considérer comme une faiblesse le fait de chanter en Anglais pour un Français, la
langue française à une sacrée histoire, une sacrée culture, il faut
savoir chanter cette langue...Peut être que je ne me sens pas capable
de le faire.
Comment s'est déroulée la conception de
l'album "The Drifter" ? Fred : C'était long et fait avec
nos propres moyens. Quand j'ai rejoint Franck et Mathys, j'ai essayé de
faire au plus vite pour bosser les morceaux. On en avait assez pour
faire un album et on s'est dit qu'il était temps. J'ai la chance
d'avoir monté un studio avec deux amis et j'ai proposé de réaliser non
pas une démo mais un véritable album. Franck et Mathys furent d'accord
et on s'est mis à bosser dans ce sens. On a minimisé les concerts,
travaillé titre par titre et lorsque les morceaux étaient prêts, chacun
est venu enregistrer sa partie. Ça a pris du temps car on ne vit pas
encore de notre musique, chacun a un job à côté, on a fait ça sur notre
temps libre. L'enregistrement effectué, on a fait le mix ailleurs, aidé
par une tierce personne et puis on a récolté de l'argent pour le
pressage, le monitoring...Et tout ça en une bonne année environ. Le
fait de jouer et de produire n'est pas facile, tu ne veux pas te
planter alors tu penses à tout en même temps... L'autoproduction, c'est
une super bonne école parce qu'on a pu se poser des tonnes de
questions. Pour le prochain album, on fera pareil, mais dans un laps de
temps plus court. Maintenant que nous avons des connaissances dans le
domaine de la production, nous avons un local et plus de moyens, nous bloquerons 15 jours à 3 pour le faire, on en a
largement assez. On en a déjà longuement parlé et on travaille des
nouveaux morceaux dans ce sens.
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 Masala au
Biplan //
Franck
(Photos : © Anne Ouicher / www.adocpro.com) | |
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| | legroupe |
| | Franck
Chant/Basse |
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Fred Guitare/Chant |
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| Mathys Batterie |
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| discographie |

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|---|
"The
Drifter" CD 10 titres + bonus
(Metalfreak records / Elephant Production)
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| "Planet Earth" est un titre traitant de
l'écologie, de la protection de l'environnement. Selon vous, la
politique et la musique sont ils compatibles ?
Franck : La
musique oui, car il y a la parole, c'est un vectuer de reflexion qui de
plus, est médiatisé. Bien sur, on ne peut pas parler de n'iporte
quoi avec n'importe qui. Pour
les textes je vais plutôt chercher ailleurs que dans la politique,
"Planet Earth", c'est l'écologie, parce que ça me concerne, parce qu'on
est tous concernés et qu'il est vraiment temps de s'en préoccuper. Il
est clair que pour le prochain album, tout sera biodégradable, pochette
etc, nous avons déjà un contact pour faire cela. S'il y a des causes
pour lesquelles nous nous engageons, si on a l'opportunité, les moyens
et le temps, c'est clair que ce sera l'écologie.
Les concerts, c'est important ?
Franck : C'est
le moment de vérité, on peut surproduire un album et faire un grand
flop en live...
Mathys et Fred : Ça nous
pousse à aller de l'avant.
Un rêve de première partie ?
Franck : Primus...
Ensemble
: ...Ce
qu'on vit avec les USE (UnderSchool Element) actuellement, c'est
mortel, tout simplement. Et en
première partie de Masala, qui verriez vous ?
Fred
: Vient
qui veut avec plaisir !
Franck
: Si
ça arrivait un jour, c'est clair que ce serait un coup de coeur,
quelquechose qui nous touche.
Des envies, des désirs, des
rêves ?
Fred
: On
a envie de s'exporter, jouer ailleurs qu'en France, dans les pays
anglophones, les pays de l'Est...Et qu'on reste unis le plus longtemps
possible !
Franck : Continuer
notre parcours....Si un jour je devais arrêter la musique, je prendrais
un sacré coup de vieux, j'aurais du mal à survivre.
Fred : Et on invite les gens à suivre notre actu sur la page MySpace,
les dates de concerts, le clip vidéo...
Merci Franck, Fred et
Mathys pour cette belle rencontre !
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La page MySpace de Masala : http://www.myspace.com/masalatrio
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(photos, logos, illustrations avec
l'autorisation de l'artiste) photos et illustrations : Masala (album, logo) Anne Ouicher (concert) |
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